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ALAIN JUPPE.com__________________________________________

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14 juillet 2010

BORDEAUX:PATRIMOINE MONDIAL DE L'UNESCO

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Le Port de la Lune à l'UNESCOenvoyé par villedebordeaux.


Bordeaux, Patrimoine Mondial de l'Unesco

Le 28 juin 2007, l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a inscrit Bordeaux, Port de la Lune, sur la liste du Patrimoine mondial au titre d’Ensemble urbain exceptionnel. La distinction de ce vaste périmètre de 1810 hectares est une première. La Commission du Patrimoine mondial de l'Unesco n'avait encore jamais honoré un ensemble urbain de cette ampleur.

L'entrée de Bordeaux sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial, aux cotés de plus de 800 sites à travers le monde, distingués pour leur "valeur universelle exceptionnelle", est le fruit d'un travail entamé en 2003 par la Ville, en concertation avec ses partenaires locaux, l’Etat et les différentes instances nationales et internationales.



L'inscription au Patrimoine mondial

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Bordeaux est le premier ensemble urbain, sur un périmètre aussi vaste et complexe, distingué par la Commission du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis sa création, en 1976. Ce sont en effet 1810 hectares, des 4455 que compte la ville, qui ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial en juin 2007. Ce secteur préservé est entouré d'une zone dite d'attention patrimoniale, d’une surface de 3725 hectares. Les tracés de ces deux périmètres s’appuient sur le Plan local d’urbanisme (PLU) en vigueur.

Etre inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco n’implique aucune obligation autre que celles imposées par les règlements d'urbanismes et n’apporte aucun financement direct à la préservation ou à la valorisation des biens concernés. Toutefois, Bordeaux devra répondre aux exigences de l’Unesco en terme de préservation et de transmission aux générations futures de toutes les composantes de l’identité bordelaise : un patrimoine architectural et immatériel exceptionnel.


Le secteur inscrit au patrimoine mondial

Le périmètre inscrit au Patrimoine mondial, entre Garonne et boulevards comprend le port de la lune et s’étend, du nord au sud le long du fleuve, du quai de Bacalan à celui de Paludate, incluant les bassins à flot et le pont de pierre. Il englobe la quasi-totalité de Bordeaux à l'intérieur des boulevards, à l’exception du quartier situé au delà de la gare Saint Jean, entre les voies ferrées et le boulevard Jean-Jacques Bosc.

A l’intérieur des terres, en partant du Sud, le périmètre inclut la rue Charles-Domercq, la gare et se prolonge au sud-ouest, le long de la rue Amédée-Saint-Germain jusqu’aux boulevards, qu'il emprunte vers le Nord jusqu’au boulevard Albert Brandenburg.

Ainsi délimité, cet ensemble urbain est constitué d'une mosaïque de quartiers dotés d'identités particulières, qui assure la continuité urbaine de la ville.


Une zone d'attention patrimoniale

Autour du périmètre inscrit au Patrimoine mondial, une zone d’attention patrimoniale, ou zone tampon, assure l’articulation entre la ville centre et les communes limitrophes.

Ce territoire inclut toute la rive droite de Bordeaux, c'est-à-dire le quartier de la Bastide qui, sur plus de 500 hectares, offre un paysage largement végétal, et, pour parties, les communes de Floirac, de Cenon et de Lormont.

Sur la rive gauche, la zone tampon suit le tracé de la voie ferrée de ceinture. Elle inclut des éléments et des ensembles de grand intérêt tel que le Parc Bordelais ou le quartier Lescure. De ce côté de la Garonne, la zone d'attention patrimoniale concerne, hors Bordeaux, les communes de Talence, de Pessac, de Mérignac, du Bouscat et de Bruges.

Le dessin de la zone d'attention patrimoniale est susceptible d'évoluer dans les prochaines années, en concertation avec les différents acteurs concernés (Unesco, ville de Bordeaux, communes de la zone d'attention patrimoniale, Commission municipale du Patrimoine mondial, etc.).


Le suivi de la mise en valeur de Bordeaux


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S'engager à préserver et à transmettre
un patrimoine bâti et immatériel exceptionnel

Etre classé au titre du patrimoine mondial n’est pas une fin en soi. L’Unesco demande aujourd’hui aux candidats à cette distinction prestigieuse, de s’engager à préserver et à transmettre aux générations futures un patrimoine bâti et immatériel exceptionnel et à se doter des moyens humains, juridiques et financiers de le faire. C’est l’objet du Plan de gestion du patrimoine mondial, dont la Commission, créée par la Ville en avril 2007, est garante. La gestion du patrimoine suppose de concilier plusieurs exigences complémentaires : la conservation du patrimoine, le développement économique et social, la mise en valeur du patrimoine historique et de la culture vivante, comme la qualité de vie des bordelais.

Le plan de gestion est donc évolutif. Il comprend des éléments réglementaires, tels que le plan local d’urbanisme, le règlement du secteur sauvegardé, la protection au titre des monuments historiques. Il contient aussi les éléments fondateurs de l’identité bordelaise. Les oeuvres d'art voisinent aux côtés de l'histoire, avec l'art de vivre, dont font bien sûr partie la gastronomie ou la culture du vin. C'est encore la spécificité de Bordeaux comme Patrimoine mondial : un patrimoine historique ou contemporain, architectural ou végétal, consensuel ou contesté, dans une continuité urbaine homogène sans rupture depuis plus de deux siècles.


La commission du Patrimoine mondial


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Les membres de la Commission du Patrimoine
mondial se réunissent au moins deux fois par an
sous la présidence du Maire

La Commission du Patrimoine mondial, créée par délibération du conseil municipal lors de la séance du 30 avril 2007, est le garant de l’application du plan de gestion du périmètre inscrit au Patrimoine Mondial. Les membres de la Commission du Patrimoine Mondial se réunissent au moins deux fois par an sous la présidence du Maire. Elle comprend les adjoints au maire dont la délégation est liée au patrimoine ainsi que leurs services, des représentants du Ministère de la Culture (DRAC, ABF), le président de la CUB ou son représentant, des services associés (CUB, agence d’urbanisme, …), des personnalités qualifiées (historiens, architectes, …), ainsi que des représentants des corps consulaires (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers, …) et des représentants d’associations oeuvrant dans l’environnement patrimonial bordelais. Ponctuellement, d’autres personnalités peuvent être associés aux travaux de cette assemblée en fonction des dossiers traités.

La Commission a également une mission de suivi des actions entreprises sur le bien. Elle contribue, notamment, à l’élaboration du rapport périodique que l’Unesco demande tous les cinq ans aux états membres sur la gestion des sites inscrits au Patrimoine Mondial.
Ce rapport argumenté permet à l’Unesco de statuer sur la qualité de gestion, ses évolutions, ses mutations et de décider si la ville mérite toujours ou non d’avoir cette distinction.


Trois questions à ... Alain Juppé, maire de Bordeaux

Alain Juppé, maire de Bordeaux © DR

Bordeaux a engagé, il y a 12 ans, un projet de requalification urbaine unanimement salué aujourd'hui et qui lui a valu d'être classée par l'Unesco en 2007 pour la qualité de son patrimoine. Comment concilie-t-on la valorisation d'un patrimoine ancien et modernisation urbaine ?
AJ - Ces deux objectifs ne me semblent pas contradictoires. Compte tenu de la richesse patrimoniale de Bordeaux, il était impensable de ne pas faire de sa mise en valeur une priorité forte : d'où le plan lumière, la campagne de ravalement, la requalification des espaces publics comme la place de la Comédie ou la place Pey Berland, l'aménagement des quais. Mais, dans le même temps, je ne voulais pas d'une ville musée : d'où le tramway avec son système innovant d'alimentation par le sol qui évite tout système aérien inélégant dans le centre historique. Et puis aussi l'aménagement de la rive droite et la Zac Bastide qui replacent ces quartiers au centre de la ville où ils apportent de la modernité.

La transformation de la ville se poursuit. Quels sont les grands projets aujourd'hui et que sera Bordeaux demain ?
AJ -
Si je voulais résumer notre nouveau projet urbain, j'utiliserais l'image de l'axe ou du croissant. J'entends par là les espaces à urbaniser qui se succèdent du Lac aux bassins à flot puis sur la rive droite au débouché du pont Bacalan Bastide, sur la nouvelle Zac Bastide Niel puis, en parallèle, la Garonne, remontant jusqu'au secteur Deschamps, au pont Jean Jacques Bosc et enfin dans le secteur de la gare.
La gare de Bordeaux sera dans 10/12 ans au cœur d'une toile de TGV qui nous mettra à 2 heures de Paris, 1 h de Toulouse, 1 h 30 de Bilbao. Ce secteur accueillera 10 000 logements, 30 000 habitants et un centre international de tertiaire supérieur que nous baptisons Euratlantique. C'est ainsi que Bordeaux pourra se hisser au rang de métropole européenne.

Les Sem comme BMA ou InCité jouent un rôle important dans la politique de transformation urbaine. Comment estimez-vous la pertinence des Sem dans la mise en œuvre d'un projet aussi ambitieux que celui que vous portez sur Bordeaux ?
AJ -
Les Sem sont des partenaires de projet. Sur la base d'un objectif politique dans un cadre contractuel, elles offrent la possibilité de mettre en œuvre avec souplesse et efficacité différents dispositifs d'action (études, négociation foncière, portage foncier, restructuration d'immeubles ou d'îlots, relogement, incitation ou déclenchement de l'action de propriétaires privés). Avec InCité, nous requalifions ainsi le centre historique pour offrir un habitat contemporain dans un patrimoine préservé. 2 000 logements seront réhabilités d'ici 2010. Ces logements sont plus grands et confortables, en locatif à loyer maîtrisé ou libre, ou en accession. Nous luttons contre les logements indignes et insalubres tout en maintenant dans leurs quartiers les habitants qui le souhaitent, nous démolissons ponctuellement le bâti trop dense pour créer des jardins en cœur d'îlots et offrir un nouveau confort dans la ville. Mais nous avons aussi des territoires nouveaux où les Sem peuvent agir efficacement : Bastide II avec BMA et demain Euratlantique.

Propos recueillis par Pierre Magnetto/Naja


Voir aussi

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9 juillet 2010

POLITIQUE/LE MONDE: "Cessez d'affaiblir le Quai d'Orsay !" par Alain Juppé & Hubert Védrine

Photo: Alain Juppé et Hubert Védrine, anciens ministres des affaires étrangères

"Nous sommes inquiets des conséquences pour la France d’un affaiblissement sans précédent de ses réseaux diplomatiques et culturels."

Dans une tribune accordée en exclusivité au Monde, les anciens ministres des affaires étrangères, Alain Juppé et Hubert Védrine, s'alarment des conséquences pour la France de la réduction "sans précédent" du budget du Quai d'Orsay.

REUTERS/Gerard Cerles/Pool

Le sherpa de Nicolas Sarkozy, Jean-Daniel Levitte, discutte avec le ministre des Affaires étrangères, le 7 juin dernier, à Beyrouth.(Voir l'article de l'Express.fr en bas de page)

Vidéo Entretien: Jean-Christophe Rufin, écrivain et diplomate (ex-Ambassadeur au Sénégal & en Gambie), et Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères, député Nouveau Centre, vice-président de la commission des Affaires étrangères, répondent aux questions d’Eric Delvaux et des auditeurs dans Interactiv' sur France Inter concernant l'Etat du Quai dOrsay et sa Realpolitik diplomatique en France et en Afrique (08h40 - 08 juillet 2010).

ETAT DES LIEUX: Une Diplomatie sans ressource et un Quai d'Orsay en faillite...

Le budget du ministère des affaires étrangères a toujours été très réduit : de l’ordre de 1,2 % à 1,3 % du budget de l’Etat les meilleures années. Encore faudrait-il en déduire les sommes destinées à des organisations internationales, qui ne font que transiter par ce budget. Le rapport investissement-efficacité de ce petit budget est remarquable: représentations permanentes, ambassades, consulats, lycées, écoles, centres culturels, programmes d’aide et de coopération.

Or, en vingt-cinq ans, le ministère des affaires étrangères a déjà été amputé de plus de 20% de ses moyens financiers ainsi qu’en personnels. Tous les ministères doivent évidemment contribuer à la réduction des dépenses publiques, mais aucune administration n’a été réduite dans ces proportions. Cela s’explique en partie parce que les préjugés sont nombreux et tenaces contre "les diplomates" (pourtant rémunérés selon les mêmes grilles que l’ensemble de la fonction publique), et que le métier diplomatique est rarement expliqué alors qu’il est indispensable à la défense des intérêts de notre pays.

Cet affaiblissement disproportionné va encore s’aggraver du fait d’une revue générale des politiques publiques aveugle, qui souvent supprime d’une façon rigide ce qu’il faudrait absolument garder. De plus, le ministère des affaires étrangères va devoir encore, jusqu’en 2013, supprimer trois emplois sur quatre départs en retraite, soit plus que la règle générale d’un sur deux.

Les économies ainsi réalisées sont marginales. En revanche, l’effet est dévastateur : l’instrument est sur le point d’être cassé, cela se voit dans le monde entier. Tous nos partenaires s’en rendent compte.

Pourtant, dans la compétition multipolaire, où tout se négocie en permanence avec un grand nombre d’interlocuteurs qu’il faut connaître avec précision, la France a plus que jamais besoin de moyens d’information et d’analyse. Les autres ministères présents à l’étranger (finances, défense) sont essentiels aussi et ont leur fonction propre. Le rôle du Quai d’Orsay est de rendre cohérentes toutes les formes de notre présence, ce qui est la clé de notre influence.

Les autres grands pays ne détruisent pas leur outil diplomatique: les effectifs du département d’Etat américain augmentent de 4 % à 5 % par an. Ceux du Foreign Office sont désormais supérieurs aux nôtres. Les pays émergents, pour leur part, construisent et consolident rapidement leur réseau: le Brésil, sous le président Lula, a ainsi ouvert une trentaine d’ambassades. Le service diplomatique européen, auquel nous devrons en plus fournir des diplomates pour assurer notre influence en son sein, ne remplira pas la même fonction.

Il faut adapter l’appareil diplomatique, comme l’Etat tout entier, mais cesser de l’affaiblir au point de le rendre d’ici à quelques années incapable de remplir ses missions, pourtant essentielles.

Alain Juppé et Hubert Védrine, anciens ministres des affaires étrangères

Sarkozy et Kouchner sont-ils à la hauteur?

Sarkozy et Kouchner sont-ils à la hauteur?

Par Jean-Michel Demetz, Vincent Hugeux, Dominique Lagarde, Eric Mandonnet, Marcelo Wesfreid , publié le 09/07/2008

A quoi sert donc aujourd'hui Bernard Kouchner On peut se poser la question, répond l'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, dont il fut naguère le secrétaire d'Etat.  [...] Le sherpa de Nicolas Sarkozy, Jean-Daniel Levitte, discutte avec le ministre des Affaires étrangères, le 7 juin dernier, à Beyrouth.  [...] A mon époque, j'avais plus d'autonomie. Je me souviens d'avoir eu des discussions avec Mitterrand où j'avais le dernier mot.  [...]

Lire la suite

7 juillet 2010

ACTUALITES INTERNATIONALES: DEBAT: "NATIONALISME & GUERRE...".

VidéoEntretien: Etat des Lieux en Europe: Entre Nationalisme, Fascisme et extrême droite....

WORDPRESS / VIDEOS NEWS...



DAILYMOTION / ACTU & POLITIQUE...



EURONEWS / NO COMMENT...


25 juin 2010

FRANCE/EURATLANTIQUE: Alain Juppé, nommé Président.

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Vidéo reportage: Bordeaux-Euratlantique/Interviewé par Bertrand Escolin, journaliste du Moniteur des travaux publics et du bâtiment, Alain Juppé, maire de Bordeaux, présente le projet urbain de la ville pour les années 2009-2030.
Plus d'informations sur bordeaux.fr

DEVELOPPEMENT DURABLE

INNOVATION-URBANISME-ENVIRONNEMENT

EN ROUTE VERS 2030

Euratlantique vient de trouver son Capitaine...

Alain Juppé, maire de Bordeaux, a pris ce 18 JUIN 2010 la présidence de l'établissement public d'aménagement Bordeaux-Euratlantique.

"A partir de cette consolidation, il faut se donner une ambition plus vaste, s'ouvrir d'avantage, attirer d'avantage de population, améliorer l'accessibilité et s'ouvrir à une dimension européenne." Alain Juppé, Maire de Bordeaux, Président d'Euratlantique

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Euratlantique est la nouvelle opération d’aménagement qui permettra à l’agglomération bordelaise de faire émerger une nouvelle centralité. Le décret portant sur la création de l’établissement public d’aménagement Bordeaux Euratlantique est paru au Journal Officiel du 24 mars 2010.
Philippe Courtois a été nommé Directeur Général de l’EPA Bordeaux-Euratlantique, il est l’ancien directeur de la mission de préfiguration de l’OIN de Bordeaux – Euratlantique qu’il exerçait depuis février 2009.

Cet établissement pilote le vaste projet de réhabilitation urbaine déclaré opération d'intérêt national, qui porte sur trois communes (Bordeaux, Floirac et Bègles).L’opération d’intérêt national (OIN) se développera sur une surface de 738 hectares répartie sur les communes de Bordeaux, de Bègles et de Floirac. L’objectif est de créer, d’ici à 2030, un centre d’affaires au rayonnement international et de nouveaux quartiers.

Il est prévu la construction de 2,5 millions de m² de surface:

  • 1 million de m² de logement: 15.000 logements
  • 500 000 m² de bureaux
  • 500 000 m² de commerces, locaux d’activités, d’équipements hôteliers, culturels et de loisirs
  • A terme, le centre ville gagnera 30 000 habitants et plus de 20.000 emplois seront créés

L’OIN Euratlantique fait partie d’un ensemble de projets d’ampleur en Gironde, comme le prolongement du réseau de tramway, le développement de l’offre TER, le projet CAMPUS, les pôles de compétitivité ou les équipements culturels en cours comme la salle de spectacle Grand Arena.

Photo/Lien:Le pont Bacalan : un nouveau pont levant pour Bordeaux

Ce projet s'étend sur une durée de 15 ans, dans le sillage de l'arrivée du TGV Bordeaux-Paris en 2h à l'horizon 2016. Le conseil d'administration d'Euratlantique qui s'est réuni pour la première fois aujourd'hui a voté plusieurs mesures internes liées à son propre fonctionnement, mais aussi des décisions concernant le lancement de la première opération d'aménagement, qui porte sur 160 ha autour de la gare Saint-Jean.

La LGV Sud Europe Atlantique reliera Paris à l’Espagne en 4 heuresgare_st_jean_bordeauxbbbbb

Photo-TGV, Halle Gare Saint Jean & Tramway Bordeaux

Voir le Lien:La LGV Sud Europe Atlantique reliera Paris à l’Espagne en 4 heures

En parallèle, la création de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Paris-Toulouse mettra Bordeaux à deux heures seulement de Parisà l’horizon 2016, tout en la rapprochant de Toulouse et Bilbao (respectivement à 1h et 1h40 en TGV à partir de 2020). Cette diminution de temps de trajet va faire émerger le nouveau hub ferroviaire du Sud Ouest de l’Europe

Vidéo Ville de Bordeaux: Bordeaux Patrimoine Mondial

Pour l’instant il est impossible de fixer le coût précis d’Euratlantique. Il se chiffrera en centaines de millions, voire en milliards, d’euros. Le seul projet Arena de construction d’une salle de spectacle et d’un centre commercial de 28 000 m2 devrait coûter 150 millions d’euros, dont 17 millions pris en charge par la CUB. Par ailleurs, la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique est estimée à 12 milliards d’euros et la CUB y participera à hauteur de 260 millions d’euros.

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Crédit photo: Pierre&Louis # Astoria Studio

Le projet DARWIN, du nom du naturaliste anglais auteur de la théorie de l’évolution, est un projet unique en son genre dans la région. Son ambition? Articuler développement économique, architecture responsable, expérimentation sociale et dynamique culturelle.

La première vice présidence a été attribuée à Etienne Crépon, directeur de l'habitat, de l'urbanisme et du paysage au ministère de l'Ecologie, en tant que représentant de l'Etat au sein de l'EPA. La deuxième vice présidence est revenue à Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, en tant que représentant des collectivités locales. La direction d'Euratlantique est assurée par Philippe Courtois.

BBL

Bordeaux- Bastide/Photo Marion.B/ La porte bleue

DOSSIER EURATLANTIQUE

BORDEAUX 2030, VERS UNE METROPOLE EUROPEENNE

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Alain Juppé nommé président d'Euratlantique. Phot Laurent Theillet

1-Entretien avec Alain Juppé sur le Grand Bordeaux

Quatorze ans après son arrivée à la mairie de Bordeaux, Alain Juppé a lancé lundi 2 mars son nouveau projet urbain "Vers le grand Bordeaux 2030, une métropole durable". Avec des priorités élargies intégrant deux données nouvelles : le développement durable et une opération d'intérêt national, Bordeaux Euratlantique. Entretien exclusif.

Propos recueillis par Bertrand Escolin pour le Moniteur

Pourquoi un nouveau projet urbain ?

A.J:Le premier projet urbain date de 1995-96 , il a été en grande partie réalisé. Il reposait en particulier sur la réalisation de la première et deuxième phase du réseau de tramway, qui fonctionne, et sur la réhabilitation du fleuve, la transformation de la rive gauche qui sera complètement terminée en mars, inaugurée en avril, avec la réalisation du parc Saint Michel. Et de la Zac Bastide 1 qui s'achève. Le monde a changé, la ville a changé, les priorités ont évolué, la dimension du développement durable qui n'était pas présente en 1996 est un axe structurant de ce nouveau projet. J'ai éprouvé le besoin de le présenter aux bordelais une nouvelle étape pour les 15 ans qui viennent.

Durable, économique et solidaire, avec une forte tonalité culturelle, c'est un projet urbain riche et complexe. Comment en gérer les priorités, le calendrier, les partenaires ?

A.J: Ce sont les deux défis. Vous avez raison de souligner que les partenaires y sont nombreux : l'Etat, les autres collectivités et la Communauté urbaine qui a la maitrise urbaine, cela implique une coordination et une recherche de partenariats qui ne vont pas toujours de soi. La ville centre et la capitale de région font l'objet de suspicion : on a peur qu'elles attirent tout à elles. Mais à condition de se battre et d'avoir un bon soutien des services de la ville, on y arrive.

Étude du quartier Saint-Jean/Bordeaux, Gironde

A.J: La stratégie urbaine pour la transformation des quartiers Saint Jean / Belcier / Carle Vernet consiste à développer un pôle d’affaires d’envergure à proximité de la gare. Alors que Bordeaux n’a pas aujourd’hui le statut de capitale économique de premier rang à l’échelle française, la création à l’horizon 2020 d’un nœud de connexion TGV majeur à la gare Saint Jean doit permettre de développer une offre de bureaux destinée à des sièges sociaux et des centres de décision nationaux/ Plus sur: www.tgtfp.com

La priorité c'est de débloquer les grandes zones d'aménagement pour construire des logements et rattraper le retard que nous avons notamment en logement social : l'une de ces zones est partie, les "berges du lac". L'autre ce sont les bassins à flots, où j'espère que nous allons pouvoir désigner rapidement un nouvel urbaniste, parce que le plan Grumbach n'est plus aujourd'hui à l'ordre du jour.

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A.J: La CUB a choisi d'intervenir autrement, l'idée d'une grande Zac a été abandonnée, il faut repartir non pas de zéro, loin de là, mais avec une vision nouvelle. Et ensuite il y a Euratlantique, avec la définition du périmètre et de l'Opération d'intérêt national (OIN), la mise en place de l'établissement public d'aménagement, cela pour 2009, de façon à pouvoir passer aux réalisations opérationnelles.

De manière générale, je me suis rendu compte qu'on ne peut pas agir de la même manière qu'en 1996 où sur Bastide 1 on était parti d'une friche, on a mis en place une ZAC, avec une vision d'ensemble et un opérateur unique (BMA). Là, il faut qu'on arrive à concilier un schéma général d'aménagement et peut-être des opérations plus ponctuelles qui permettent en particulier de mobiliser l'initiative privée.

La deuxième priorité, ce sont les grands ouvrages d'art et évidemment le pont Bacalan-Bastide dont j'espère que les travaux vont démarrer dans les mois qui viennent.

Étude TGT: Quartier Saint-Jean/Bordeaux, Gironde

Les principales orientations ont pour objectif de:

- protéger et réhabiliter le quartier Belcier
- créer le long du quai un équipement majeur ou "Pôle du Corps", avec un hôtel signal de 70 m de haut
- créer une façade est à la gare Saint-Jean
- développer un quartier d’affaires de part et d’autre du pont du Guit
- construire dans le sud du "croissant" une première bande de bâtiments bas et une seconde des bâtiments mixtes plus hauts
- créer un nouveau franchissement au dessous des voies ferrées entre le croissant et le nouveau quartier du parc
- développer sur l’ex-gare de Brienne un nouveau quartier d’habitation et un parc urbain
- renforcer les logements dans le quartier de Gattebourse. Plus sur:
www.tgtfp.com

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Bâche trompe l’oeil sur une façade en chantier/Bordeaux-Bastide/Photo Marion.B/ On pourrait s’y tromper !

Avec votre premier projet urbain, vous vouliez aider les bordelais à comprendre, retrouver leur ville et en être fier. Le second projet est-il de les aider à (mieux) vivre ensemble ? Mais aussi à s'ouvrir à d'autres habitants ?

A.J: Oui, il y a effectivement les deux objectifs. Je l'ai intitulé vers le grand Bordeaux. Par rapport à 1995-96, je crois qu'aujourd'hui on peut franchir une marche dans nos ambitions. Il a fallu d'abord réveiller la belle et redonner du dynamisme... c'est fait. Les chiffres de l'emploi 2008 sur l'agglomération bordelaise montrent que la ville de Bordeaux résiste mieux en termes d'emplois que l'agglomération et le département.

A partir de cette consolidation, il faut se donner une ambition plus vaste et de faire de Bordeaux une métropole européenne. D'une certaine manière, c'est votre question, s'ouvrir d'avantage, attirer d'avantage de population, améliorer l'accessibilité et s'ouvrir à une dimension européenne.

Quelle en est l'échéance ? On progresse année après année : nous allons encore faire 6 hectares en 2009-2010. Reste une question à gérer qui est celle de la réinstallation de certaines activités économiques ou industrielles qui sont sur le quai lui-même.

Certaines peuvent demeurer, je n'ai pas du tout envie de faire bouger les constructions navales de Bordeaux, en revanche il y a d'autres installations qui peuvent, peut-être, être réinstallées, et dont il faut attendre le terme de leurs autorisations d'occupation temporaire pour opérer. C'est donc quelque chose qui va se dérouler jusqu'en 2012-2013.

A.J: L'autre volet est celui de la qualité de vie. Hier, nous avions une réunion sur l'économie créative, se comparer un peu avec ce qui se fait à Lyon, dont le représentant nous disait "il faut que vous trouviez un fil conducteur dans ce projet d'économie créative". Et je crois que le fil conducteur est de dire que Bordeaux est une ville agréable à vivre -toutes les villes disent ca-, parce qu'il y a un certain comportement des habitants, une certaine tradition de tolérance, de respect de la diversité, d'humanisme finalement à Bordeaux, qui fait cette ville reste à l'échelle humaine et qu'elle peut avoir, de ce point de vue-là, une attractivité particulière.

Étude TGT: Réflexion sur un pôle urbain et propose d’installer deux tours, symboles du quartier d’affaires.(crédit TGT) www.tgtfp.com

Vous évoquez la possibilité de préfigurations en grandeur nature, de tests, pour valider les options, comme la fermeture du boulevard des frères Moga donnant un nouvel accès à la Garonne. Le mode de gouvernance publique doit-il évoluer ?

A.J: Cette idée n'est pas tout à fait de moi, elle est de Francis Rol-Tanguy, qui l'avait proposé lors du séminaire Euratlantique, elle m'a séduit. Oui la gouvernance a changé. Par rapport à 1995-96, je suis conduit à attacher beaucoup plus d'importance à ce qu'il est convenu d'appeler coproduction. Aujourd'hui c'est un mot qui est très la mode.

On en a donné l'exemple à la Bastide où l'on a organisé de très nombreux ateliers avec la population et où en particulier l'atelier de travail sur Bastide Niel nous a amené à revoir le projet. Nous étions partis sur un projet un peu style "Bastide 1", faire passer le bulldozer et reconstruire.

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Bâche trompe l’oeil sur une façade en chantier/Bordeaux-Bastide/Photo Marion.B/ On pourrait s’y tromper !

A.J: On s'est aperçu là, en consultant des architectes à la fois locaux et nationaux, et la population, qu'il fallait avoir un plus grand respect du site, sinon des bâtiments existants dont beaucoup sont en ruine, du moins de la structure du site, de la trame, des traces qui existent.

On sera amené beaucoup plus à associer les populations ou un certain nombre d'acteurs extérieurs à la définition des projets qu'on ne l'avait fait dans une première étape. C'est vrai aussi sur Euratlantique, où le séminaire a été l'occasion de s'ouvrir à un dialogue beaucoup plus large, pas uniquement de bordelais mais aussi avec des acteurs extérieurs pour nous faire partager leur expérience et faire un peu d'analyse comparative, si l'on ne veut pas employer le terme de benchmarking.

Etude TGT; Réflexion sur un pôle urbain/ projet Tour Hôtel de 70m de hauteur (point culminant du quartier d'affaires) du côté du quai de Paludate dénommé Pôle du Corps: Lien: www.tgtfp.com

Les grands noms de l'urbanisme ont modifié l'image nationale, voire internationale de la ville, notamment sur les quais avec Michel Corajoud. Il a apporté une tempérance aux quais, et parle du végétal comme outil de travail. Est-ce le sens de ce parc aux angéliques, rive droite, qui doit couler entre les deux ponts ?

A.J: Oui tout à fait, on aurait pu, et c'était l'idée du temps de Chaban, border la rive droite d'un front bâti qui soit un peu le pendant du front bâti de la rive gauche. Finalement, ce n'est pas du tout le parti qui inspire ce projet pour plusieurs raisons. D'abord par modestie, parce que je ne suis pas sur qu'on puisse faire aujourd'hui quelque chose qui puisse rivaliser avec la façade 18è des quais de la rive gauche.

Ensuite, par souci de respecter la topographie, ce sont les lanières qui sont perpendiculaires à la rive, avec de grandes emprises foncières que l'on doit respecter, à Bastide Niel en particulier, c'est très clair.

Vidéo Diaporama: Réhabilitation de Bordeaux de 2000 à 2010.

A.J: Et enfin, parce que l'idée d'avoir là un poumon vert correspond je crois à cette volonté de développement durable dans le projet et à l'aspiration des habitants. Ce qu'on a fait devant Bastide 1 a changé complètement la relation des habitants de la rive droite à la rive gauche, on va là le dimanche pique- niquer pour voir la rive gauche, c'est un lieu de convivialité formidable. Je pense que le parc aux angéliques accentuera encore cette volonté.

Vous parlez d'économie, au sens premier, notamment d'utiliser les réserves foncières existantes. Bordeaux doit-t-elle être plus dense pour être durable ?

A.J: J'ai longtemps hésité sur cette question, parce que j'ai longtemps ressenti la densité comme un peu antinomique de la qualité de l'habitat et de l'échelle humaine des bâtiments. Cela me paraissait un peu contradictoire de s'engager dans la démolition des tours et des barres puis de prôner la densité.

A.J: Si les gens continuent d'avoir envie ou a être obligés pour des raisons financières d'avoir une petite maison dans la campagne, on ne repeuplera pas le centre ville. Il faut donc créer le besoin ou l'envie de la ville. Je crois que c'est une des choses que nous sommes arrivés à faire pendant les dix années qui viennent de s'écouler.

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A.J: Logement pour tous, ca veut dire des prix compatibles avec le budget de tous, dans tout programme neuf, un pourcentage significatif de logement social. A partir de petites opérations, dès 28 logements, compte tenu de la réserve de mixité sociale décidée par la CUB en plein accord avec la mairie, les opérations auront un quart de logements sociaux.

Photo 2D: Bordeaux-Le futur écoquartier des Berges du Lac © DR -Le Point

A.J: J'ai beaucoup poussé depuis des années à ce qu'on fasse de grands logements, T4 et T5 au moins, et cela n'est pas facile. La demande ne porte pas toujours sur ce type de logements : 50% des bordelais vivent seuls ou en famille mono-parentale. Il faut une certaine souplesse dans l'adaptation des programmes. De simples maisons ont été découpées en dix studios. Ce qui pose désormais un problème pour mettre en place la collecte sélective des déchets à domicile, ces maisons n'ayant plus de parties communes.

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Photo Bouygues:(éco-quartier La Berge du Lac, programme Bouygues Immobilier)

A.J: Je pense que cette idée de mixité est assez bien concrétisée, par exemple dans l'opération des "Berges du Lac" (Bouygues Immobilier, BLP architectes), dont le programme a été tout à fait conçu dans ce sens. Le deuxième aspect, est le problème de la taille des logements. Là, c'est plus compliqué.

Photo: Chantier nouvelle Construction sur les rives de la Garonne

A.J: Il y a des initiatives comme la convention avec la Foncière logement qui rachète des locaux pour les transformer en logements. Avec un accord intéressant sur les parkings. La Foncière fait le portage du logement dans le logement social, pendant les 15 premières années. Durant cette période, on n'achète pas le parking associé au logement, mais on peut acheter au terme de ces 15 années. Cela porte sur quelques centaines de logements, mais c'est une piste prometteuse.

Vidéo: Festival National "Imaginer Maintenant" du 04 au Juillet 2010.

Imaginez maintenant 2010 à Bordeaux:

Sur un mode pacifique et engagé, Imaginez maintenant à Bordeaux prend d’assaut la Caserne Niel et la Base sous-marine de la ville. Sites patrimoniaux chargés d’histoire(s), elles sont «les» lieux de mémoire des guerres, physiques et idéologiques. Dans un élan créatif impétueux où s’impose la vie, ces deux espaces se transforment en caisse de résonance de l’engagement des jeunes d’aujourd’hui. Ils résonnent comme un écho perceptible de ces années de combats. Événement national en faveur de la jeune création, Imaginez maintenant invite des jeunes créateurs de moins de trente ans (toutes disciplines et métiers d’art confondus: arts plastiques, arts de la scène, musique, cirque, design culinaire, danse, mode, poésie, architecture, etc.) à investir et détourner des lieux de patrimoine.

Conçue pour toucher un large public, cette manifestation se déroulera du 1er au 4 juillet 2010 dans neuf villes de France métropolitaine et d’outre-mer. Ce projet est une commande de Martin Hirsch, Haut commissaire à la jeunesse, au Conseil de la création artistique dans le cadre du fonds d’expérimentation pour la jeunesse. Il bénéficie du soutien de nombreuses institutions partenaires et des collectivités locales et régionales dans les neuf villes.

La culture semble au cœur de votre dispositif, où en est le projet Darwin et plus largement de la caserne Niel ?

A.J: J'ai une réunion sur ce sujet. Je tiens beaucoup à ce projet. L'économie créative, j'en ai trouvé une définition intéressante : ce sont les activités dont les produits ou les instruments sont des idées. C'est la culture, qui est devenu un levier de développement économique formidable, c'est l'architecture, le concept, toutes les activités intellectuelles ou culturelles, les jeux vidéo, le design.

On se rend compte que c'est cela qui nourrit le dynamisme des grandes métropoles.

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Photo-Caserne Bastide-Niel/Crédit photo: Pierre&Louis # Astoria Studio

Plus de précisions sur le projet Darwin?

A.J: Darwin, c'est un collectif d'entreprises dans des métiers du conseil, du design, du commerce équitable, même une épicerie bio, qui veulent s'installer dans la caserne Niel à Bastide. Et adossé à cela un projet culturel, qui reste à définir et qui tourne autour de ce concept qu'on retrouve dans beaucoup de ville, de lieu de fabrique. Un lieu où des acteurs culturels puissent s'installer et produire très librement. L'économie créative c'est aussi un peu d'esprit bohème, cela repose aussi sur le respect d'initiatives foisonnantes. Nous sommes en pleine négociation. La seule chose qui bloque, reste le prix de cession des terrains par la CUB.

Photo: TGV,V 150, 574,8 km/h : record du monde de vitesse sur rail par le TGV

Euratlantique est un futur point fort de votre projet. Quels sont vos objectifs en tant que maire et premier vice président de la CUB chargé d'Euratlantique pour ce secteur et ces quartiers ?"

A.J: Je viens de recevoir aujourd'hui même la lettre de M. Borloo qui confirme la nomination de M. Courtois comme chef de la mission de préfiguration et l'intention de créer l'OIN. C'est un projet majeur, parce qu'il associe plusieurs éléments qui sont essentiels dans cette métropolisation de Bordeaux, cette avancée au rang de métropole européenne. D'abord l'accessibilité, puisqu'il repose fondamentalement sur l'accomplissement des lignes de TGV avec le doublement de la gare. C'est d'abord un projet qui s'articule autour d'un projet d'infrastructures, avec toutes les difficultés que l'on connait, parce que cela n'avance pas comme il faudrait : le protocole de financement de la ligne à grande vitesse qui devait être signé en janvier par les 55 collectivités locales et l'Etat ne l'a pas été en janvier et ne le sera pas en février. Il faudra mettre la pression pour que l'on tienne le timing.

Vinci sélectionné pour construire la LGV Tours-Bordeaux

Photo/Lien:Vinci sélectionné pour construire la LGV Tours-Bordeaux 

A.J: Autour de cela, c'est ensuite un projet à caractère économique, un centre d'affaires à vocation européenne ou internationale de plusieurs centaines de milliers de m2, par tranches sur 15 ou 20 ans, de 50 à 350 000 m2. On pourra retrouver de la créativité et des espaces culturels, je pense aux abattoirs, lieu d'implantation de certaines agences culturelles de la région et du Frac.Le troisième volet, c'est le logement, ce sont des quartiers de ville qui vont se construire autour de la gare : Amédée Saint Germain, Gattebourse, soit à Bègles, soit sur la rive droite avec le secteur Deschamps soit à Floirac, avec la Zac du bas Floirac. Il y a ces trois composantes. C'est vraiment un nœud d'infrastructures de transports, j'ai parlé de LGV, mais j'aurais pu parler également des TER et des tramways, c'est vraiment un pôle focal de fonctionnement de l'agglomération.

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Étude TGT:Quartier Saint-Jean/Bordeaux, Gironde

L’étude conclut à la nécessité de compléter la trame urbaine du secteur, ce qui implique un pincement de faisceau ferroviaire le long d’Amédée Saint-Germain et de Carle Vernet. Le pincement permet de créer un franchissement de taille raisonnable (220 m) à mi-chemin entre pont du Guit et les boulevards, donc de développer le "Croissant" Amédée Saint-Germain et le "Triangle" de Brienne. Le pincement et le nouveau franchissement conduisent à préconiser la création du pôle d’affaires au sud-ouest de la gare Saint-Jean, de part et d’autre du pont du Guit. Le quai de Paludate, libéré des abattoirs, permet d’implanter un équipement métropolitain en bordure de Garonne.

Les deux futurs franchissements sont présentés comme des continuités urbaines plus que routières. Sont-ils les artères indispensables - et suffisantes - pour placer, comme vous le faites dans votre projet 2030, la Bastide comme nouveau cœur de la ville ?

A.J: C'est une boucle urbaine à l'évidence, avec la réalisation des trois lignes de tramway en étoile, l'objectif était moins de circulation dans le centre, et il est largement atteint, encore faut-il pouvoir tourner autour. Avec une première boucle qui est celle des cours, extrêmement urbaine, avec des commerces de proximité, une deuxième boucle qui est celle des boulevards, et les deux ponts en projet sont au débouché des boulevards.

Le groupe d'expert animé par Paul Andreu a été particulièrement sensible à cet aspect et en matière de circulation automobile ce sont deux fois deux voies, c'est-à-dire ce que l'on retrouve sur les quais. Le caractère urbain de ces deux ponts est dans la logique du plan de circulation et dans la logique de leur réalisation. Est-ce que cela suffit à assurer le fonctionnement de l'agglomération, certains pensent que non, et qu'il faut ajouter à cela un grand contournement autoroutier. Et là-dessus, ce n'est pas la seule fois que ca m'est arrivé et j'espère que ce ne sera pas la dernière, j'ai évolué.

Photo Projet 2D,Ponts de Bordeaux

A.J: J'ai pensé il y a dix ans qu'on n'y échapperait pas, je pense aujourd'hui que nous avons le devoir de chercher à y échapper. Parce que se résigner à faire un grand contournement, outre les problèmes de positionnement que cela soulève : où va-t-on le faire passer, c'est un problème fondamental. Faire un grand contournement, cela veut dire qu'on se résigne à avoir sur l'A10 et la future A63 non pas un mur de camion, mais deux, avec deux files pour les camions et une pour les voitures.

Étude du quartier Saint-Jean/Bordeaux, Gironde:Le projet TGT propose d’installer deux tours, symboles du quartier d’affaires.

Le pôle d’affaires se poursuivra au nord sur la "rive Belcier" des voies ferrées. Il ne dépassera pas 5 niveaux pour ne pas étouffer le tissu d’échoppes. Il intégrera la nouvelle entrée est de la gare et le nouveau parking relais en infra et superstructure.

Emploi, formation, déplacements, habitat et culture : l'équation de votre projet est celle des grandes métropoles européennes. Quelle serait la particularité de Bordeaux, sa singularité et donc son atout majeur dans les années à venir ?

A.J: Je crois que ce qu'il faudrait arriver à faire, c'est avoir une métropole européenne qui puisse rivaliser avec le réseau des grandes métropoles allemandes, ou des grandes villes du nord italiennes, ou des grandes capitales régionales espagnoles sans pour autant que Bordeaux perde son humanité ou son humanisme, sa qualité de vie, cette espèce d'échelle humaine qu'on lui reconnait. Cela n'est pas évident à réaliser, c'est la raison pour laquelle sur les densités, je regarde cela avec beaucoup d'attention.

C'est aussi la raison pour laquelle la qualité des espaces publics est absolument déterminante, parce que c'est là où se retrouvent les gens : la dimension culturelle, conviviale, festive de la ville doit rester très présente dans le projet urbain. On ne va pas faire du Shangaï. Même si on le voulait, nous ne sommes pas dans cette catégorie.

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Bordeaux- Bastide/Photo Marion.B/ La porte bleue

DOSSIER GRAND BORDEAUX

2030, VERS GRAND MILLESIME D'EXEPTION

2- Bordeaux 2030: Une ville Culturelle,Européenne et Durable 

Le Bordeaux de 2030 se dessine aujourd'hui. La mairie vient de présenter son projet de métropole durable, tandis que la Cub vote le tracé des futurs transports en commun qui sillonneront la ville. Construction de ponts, aménagement d'éco-quartiers, nouvelles lignes de tramway... À quoi ressemblera le Port de la lune en 2030? Que va apporter l'arrivée d'une ligne à grande vitesse? Où les nouveaux quartiers vont-ils sortir de terre?Quelles retombées sont prévues pour la ville?

L'OIN est dotée d'un budget de 620M€ dont 100M€ de subventions publiques ce qui devrait induire 3,5Md€ d'investissement public et privé. Actuellement il y a 25.000 habitants sur le périmètre et environ 15.000 emplois. Nous estimons que l'opération va doubler le nombre d'habitants et le nombre d'emplois

Dossier réalisé par Yann Buanec et Orianne Esvan

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En 2030, Bordeaux comptera 15.000 habitants supplémentaires à la Bastide, 10.000 à Saint-Jean et 10.000 au Nord (Bassins à flots et Berge du lac). 20M de voyageurs embarqueront ou débarqueront de la gare Saint-Jean avec l'arrivée d'une ligne à grande vitesse et 200M emprunteront les transports en commun. D'ici à 20 ans, 820ha de terrain seront concernés par des projets urbains, 800.000m² de locaux d'activités seront créés et plus de 200ha d'espaces verts seront aménagés.

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Son «Grand Bordeaux», Alain Juppé le rêve en «métropole durable». En présentant, en mars dernier, son projet urbain pour les prochaines années, le maire de la ville a indiqué que «les territoires à construire doivent être des éco-quartiers. Bordeaux doit faire la part belle aux transports en commun en site propre, favoriser les mixités sociales, fonctionnelles et environnementales et trouver le juste équilibre entre les constructions et le milieu naturel». Un très bel ouvrage de 184 pages a été édité pour présenter les projets urbanistiques futurs. Si certains dossiers sont bien avancés, d'autres n'en sont encore qu'à une phase de réflexion.

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Photo-Caserne Bastide-Niel

L'agglo-campus comme marque de fabrique?

«La marque de fabrique de l'agglomération bordelaise ne pourrait-elle pas être l'agglo campus? s'interroge Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine. Le modèle des campus américains se fait avec une ville étalée, boisée et qui profite d'un bon niveau d'enseignement. Cela correspond à Bordeaux». La Cub, compétente en terme d'urbanisme et de transports en commun, a déjà lancé des concertations sur plusieurs projets et incite les Bordelais à participer au débat via internet. Alors que le projet urbain conçu en 1996 est aujourd'hui réalisé à 90%, une nouvelle page est à dessiner pour le Bordeaux de 2030.

www.bordeaux.fr www.concertations.lacub.fr

Euratlantique. Créer un centre d'affaires au coeur de la ville

B10Directeur del'Opération d'intérêt national (OIN) Bordeaux Euratlantique, Philippe Courtois estime que les premiers chantiers du futur quartier devraient débuter en 2013.

Où en est l'OIN Bordeaux

Euratlantique?

Le périmètre de l'opération a été approuvé par les trois communes concernées. Il s'étend sur 738ha: 262ha sur Bordeaux rive gauche, 129ha sur Bordeaux rive droite, 216ha à Bègles et 131ha sur Floirac. Les statuts du futur établissement d'aménagement devraient sortir d'ici à début 2010. Cet EPA sera l'aménageur et le développeur de l'opération.
Que sera ce futur quartier Euratlantique?

L'idée est de profiter de l'arrivée de la LGV pour créer à Bordeaux un véritable centre d'affaires qui donne à la ville un nouveau centre de gravité économique. L'OIN représente sur la totalité du périmètre 2,5millions de m². Nous y construirons 15.000 à 16.000 logements très diversifiés, 500.000m² de bureaux qui seront concentrés rive gauche du côté de la gare et rive droite du côté du pont Saint-Jean, 48.000m² de commerces et 50.000m² de parc hôtelier. La gare sera également doublée et nous créerons 1.300 à 1.500 places de parking.

Quelles sont les premières échéances?
Pour être crédible dès 2016 et l'arrivée de la LGV il ne faut pas traîner

. Des négociations ont déjà commencé avec la SNCF et RFF pour l'achat de 30 à 55ha de terrain. Trois zones seront prioritairement aménagées: le secteur de la gare, la rive droite et Bègles. Nous lancerons un concours d'urbanisme pour chaque zone courant 2010 pour avoir des lauréats fin 2010 début 2011.

Bordeaux Euratlantique va profondément changer le visage de cette zone. Que répondez-vous à ceux qui s'inquiètent de voir émerger un quartier sans vie?

Notre volonté n'est pas de créer un quartier aseptisé où plus rien ne se passe après la fermeture des bureaux. Nous ne voulons pas d'une mono fonctionnalité, au contraire. Nous souhaitons créer une véritable mixité bureaux, logements, hôtels, restaurants. Il y aura aussi des équipements culturels, la Région installera le Fonds régional d'art contemporain sur le site des abattoirs. Le MIN sera également conservé. Selon moi cette opération doit aider à créer un coeur d'agglomération fort.

Jean-Marc Offner. «Le développement de la rive droite et Euratlantique vont tout chambouler»

B9Jean-Marc Offner est à la tête d'A'urba, l'agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine, depuis début juillet. Selon lui, pour devenir une métropole européenne, Bordeaux doit modifier le fonctionnement global de son agglomération.

Quelles sont les spécificités de Bordeaux en tant que grande ville française?
Ce qui me frappe en tant que parisien, c'est la grande diversité des modes de vie et notamment des habitats, et aussi l'importance des réserves foncières encore disponibles en centre-ville ce qui permet à la ville d'avoir de beaux projets au coeur de l'agglomération. Autres spécificités: la faible densité et aussi le fait que même de taille modeste, Bordeaux est une ville connue du monde entier.

À mon avis, elle ne profite pas assez de cet atout. 

Selon vous, dans quelles mesures ce projet de Bordeaux 2030 porté par Alain Juppé va changer la physionomie de la ville?

La transformation sera je pense radicale. Ce qui a été fait jusqu'à présent: le tram, les quais, cela a modifié le paysage urbain sans modifier le fonctionnement général de la ville. À l'horizon 2030, deux évolutions majeures devraient permettre à Bordeaux de changer d'échelle et de passer d'une ville de province moyenne au statut de métropole européenne: le développement de la rive droite et le projet Euratlantique.

L'aménagement du quartier des Bassins à flots devrait également redéfinir le fonctionnement de la ville. À court terme, les deux nouveaux ponts Bacalan-Bastide et Jean-Jacques Bosc vont définitivement intégrer la rive droite à Bordeaux et faire grossir son centre.

Euratlantique et la LGV devraient aussi changer l'usage de ce quartier et peut-être déplacer le coeur de la ville. Bordeaux a un centre-ville assez modeste or pour devenir une métropole il faut élargir le centre, donner à la ville plusieurs centralités. Il faut aussi que la ville centre fonctionne mieux avec le grand territoire notamment en terme de transport

Vous abordez la question des transports. Une métropole européenne ne doit-elle pas être facilement accessible?

Bordeaux est à la fois une ville centre avec un bassin d'emploi dynamique et une ville de transit. Effectivement si on veut qu'elle devienne une métropole européenne et y développer des activités économiques, il faut se questionner sur les déplacements et hiérarchiser les demandes de transport. Il faut aussi se demander: qu'est ce qu'on veut faire marcher prioritairement et peut-être rouvrir des dossiers.

Transports en commun. 103km supplémentaires pour 838M€

B81,308Md€ sont prévus d'ici à 2030 au titre du programme d'investissement transport dans l'agglomération bordelaise. 103km de réseau supplémentaire devraient voir le jour dans les prochaines années pour un coût de 838M€.

Plusieurs pistes se dessinent pour la nouvelle carte des transports en commun bordelais.

«Les transports en commun en site propre ont acheminé 83M de voyageurs en 2008. Notre volonté est de porter ce chiffre à 200M». Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, travaille avec ses équipes depuis plusieurs mois au projet de TCSP (Transport en commun en site propre) à l'horizon 2025. Le dernier comité de pilotage s'est tenu le 15octobre et le vote d'une délibération cadre doit intervenir le 6novembre.Tramway rue Fondaudège
Les phases 1 et 2 du tramway (45km de réseau) étant achevées depuis octobre2008, la Cub lance désormais la phase 3 et étudie la faisabilité d'une phase 3 bis. Les documents de travail de la Cub prévoient une desserte du cadrant Nord-Ouest avec la création d'une nouvelle ligne de tramway.

Le tracé est sujet à polémique et incite Vincent Feltesse à la prudence. «Une guérilla juridique est à prévoir pour la rue Fondaudège et la barrière du Médoc, déclare le président de la Cub. Il nous faut donc bétonner le projet». Cette nouvelle ligne de tramway devrait coûter 160M€ à la Communauté urbaine de Bordeaux.

Les travaux pourraient débuter en 2015 et le terminus se situer dans le quartier de Cantinolle, à Eysines. La desserte de Villenave d'Ornon par le tramway, via le Pont de la Maye, semble également acquise. Par ailleurs, un site propre non ferré pour le corridor Sud est programmé.

Il est également prévu deux projets innovants de tram-train (lignes roses sur la carte) qui traverseront Bordeaux via le réseau tram et iront au-delà de la rocade via le réseau ferroviaire.

Ligne C jusqu'à Floirac
Enfin, un accord se dessine pour prolonger la ligne C de tramway via le franchissement Jean-Jacques Bosc pour desservir la future zone Arena et le centre de Floirac.

Des discussions sur une phase 4 devraient débuter en 2010, sans doute dans le cadre du schéma directeur des déplacements. Il y sera question du choix du mode de transport pour la liaison Ravezies/Cenon Pont Rouge, de la desserte de l'aéroport et des 44km de lignes en site propre, ces chantiers ne devant pas débuter avant 2021.

Queyries-Brazza. Urbanisme écologie et économies créatives

B7Une réflexion s'engage pour transformer le site industriel de Brazza en territoire urbain tandis que le projet d'éco-quartier à Niel a été voté cet été.

Faire de Brazza un territoire urbain. C'est le souhait d'Alain Juppé pour ce site qui accueille aujourd'hui majoritairement des entreprises industrielles. «La zone franche urbaine, que j'ai créée en 1996 (...) devra être sélective quant au choix des entreprises qu'elle accueillera», indique le maire de Bordeaux. Celles-ci devront être «moins consommatrices de foncier et davantage productrices de valeur ajoutée».

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Le projet DARWIN, du nom du naturaliste anglais auteur de la théorie de l’évolution, est un projet unique en son genre dans la région.

Son ambition? Articuler développement économique, architecture responsable, expérimentation sociale et dynamique culturelle.L'investissement représente 15M€.

La halle aux farines, à proximité, hébergera les archives municipales en 2013. L'urbaniste de l'éco-quartier Bastide-Niel devrait être désigné l'année prochaine et l'aménageur, en 2011. Les travaux ne devraient pas débuter avant fin 2013 ou début 2014.

Le projet de réhabilitation du quartier n'est pas pour tout de suite et Alain Juppé a proposé «le lancement d'un grand concours international ou d'un grand marché d'études de définition afin d'engager un dialogue envers de grands maîtres d'oeuvre.

Le projet qui en sortira devra être réalisé bien avant 2030». La création d'un nouveau quartier à Bastide-Niel est plus avancée. Le conseil de Cub a voté, le 10juillet, la création d'une Zac de 35ha entre le quai de Queyries et l'avenue Thiers. 2.300 logements haute qualité environnementale sont prévus, de statuts divers (accession locatif, logements sociaux...), 75.000m² de bureaux, 40.000m² de commerces et de services et 4.000m² pour les équipements.

Projet Darwin et archives municipales
Le projet Darwin, vitrine de l'économie créative bordelaise, est intégré au programme. La friche militaire des magasins généraux de la Caserne Niel abritera sur près de 20.000m² des entreprises éco-innovantes, des commerces responsables, des associations culturelles et citoyennes et des institutions impliquées dans la défense de l'environnement et la maîtrise de l'énergie.

Lien: http://ecoloinfo.com/2008/09/18/le-projet-darwin-une-belle-ambition-a-burdigala/

La Berge du Lac. Le premier éco-quartier verra le jour en 2012

B6Baptisé Ginko, le quartier de la Berge du Lac sera le premier éco-quartier de Bordeaux. 2.150 logements y seront construits ainsi que des bureaux, des commerces, des écoles... Début des travaux en 2010.L'architecte Nicolas Michelin a été désigné en juillet pour définir un projet d'aménagement. Les premières orientations seront connues d'ici à la fin de l'année. D'ores et déjà, des opérateurs privés ont fait des réserves foncières pour de futurs ensembles immobiliers et le groupe Lazard va débuter d'ici à avril2010 la construction d'un immeuble de bureau de 5.000m² situé rue Achard.

Ce quartier dont l'aménagement a été confié à Bouygues Immobilier, s'étend sur 32 ha. L'opérateur a imaginé un quartier respectueux de la démarche de dévelopement durable avec des architecture bioclimatiques, des logements à basse consommation d'énergie, le recours aux énergies renouvelables, un usage raisonné de l'eau...

Imaginé par l'architecte Christian Devillers et l'agence bordelaise Brocher-Lajus-Pueyo (BLP), le quartier de la Berge du Lac sera le premier éco-quartier de Bordeaux. L'arrivée du tram prévu en 2012 le mettra à 15 minutes du centre-ville.

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80M€ d'investissement

Ginko qui représente un investisement de 80M€ accueillera ainsi 2.150 logements, appartements ou maisons individuelles, des équipements collectifs ( école, gymnase, pole culturel...) mais aussi 25.000m² de bureaux et 30.000m² de commerces. Le lancement de la première phase des travaux aura lieu début 2010 pour une livraison annoncée au second trimestre 2012. Il s'agit de cinq programmes de logement: un programme de 154 habitations Bouygues-Devillers, un autre de 141 logements Bouygues-BLP, un troisième de 83 logements Bouygues cabinet Roussel Laisné et de deux programmes de logements sociaux portés par Aquitanis et Mésolia de respectivement 64 et 46 logements. Plusieurs centaines d'emplois seront créés pour la construction de ce nouveau quartier dont Boygues débutera la commerialisation dès 2010. A terme, 2.000 emplois pourrait être générés par les activités économiques qui s'y installeront.

Tél.: 05 56 00 18 00 Liens: http://.ecoquartier-ginko.fr et http://www.bouygues-immobilier.net/2010/02/ginko-google/index.php?ccpage=2242185&ccid=124&gclid=CNupgOWYu6ICFd1r4wodAUyZ6Q&key=ginko_bordeaux

Infrastructures. Deux ponts en plus pour franchir la Garonne

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Le pont Bacalan-Bastide devrait voir le jour à l'automne 2012 alors que le franchissement de la Garonne au niveau du boulevard Jean-Jacques Bosc est programmé pour 2016.

Le 4septembre, après de nombreuses péripéties, le projet de pont levant entre Bacalan et Bastide a été officiellement lancé suite au vote des élus communautaires.Le pont comportera deux voies de circulation pour les voitures, deux voies pour le tram et des allées dédiées pour les piétons et les cyclistes. GTM-TPGC, filiale de Vinci, a remporté en 2006 l'appel d'offres pour la construction du pont. Egis (Jean Muller international) a été désigné comme mandataire de la maîtrise d'ouvrage et a collaboré avec le cabinet d'architectes Lavigne Cheron. Michel Virelojeux a également travaillé à la conception de ce pont, ainsi que le bureau d'études Hardesty et Hanover, spécialiste des mécanismes des ponts levants.

Le projet, qui représente une enveloppe de 145,8M€, emploiera 200 ouvriers.

La pose de la première pierre est prévue pour le 21novembre. Le chantier devrait s'achever à l'automne 2012.

Deux ans de travaux pour Jean-Jacques Bosc
Un peu plus en amont de la Garonne, un second pont doit être construit dans l'axe du Boulevard Jean-Jacques Bosc. Une concertation a été ouverte en février sur le sujet et aboutira à un rapport intermédiaire début 2010 avec un bilan final en mars2011. Le chantier devrait débuter fin 2014 et s'achever au plus tôt en 2016.

Bassins à flots. Le quartier à la mode de demain

B4Les bassins à flots seront le quartier le plus recherché en 2030. C'est le pari du maire de Bordeaux qui souhaite y développer de l'habitat tout en y conservant les activités économiques déjà installées.

Situés au débouché du futur pont Bacalan-Bastide rive gauche, les bassins à flots font l'objet d'un projet d'aménagement depuis près de 10 ans. Actuellement cette zone de 170ha est essentiellement un quartier industriel et portuaire où sont également installées de nombreuses entreprises du tertiaire créatif. Environ 150 sociétés sont présentes sur la plateforme portuaire gérée par le Grand Port de Bordeaux. L'idée est de faire de cette zone un véritable quartier et d'y construire de nombreux logements, des commerces, des écoles, tout en conservant l'activité économique existante, et d'en développer de nouvelles notamment autour du nautisme. L'école d'architecture pourrait également s'y installer et très probablement le futur centre culturel du vin. L'architecte Nicolas Michelin a été désigné en juillet pour définir un projet d'aménagement. Les premières orientations seront connues d'ici à la fin de l'année. D'ores et déjà, des opérateurs privés ont fait des réserves foncières pour de futurs ensembles immobiliers et le groupe Lazard va débuter d'ici à avril2010 la construction d'un immeuble de bureau de 5.000m² situé rue Achard.

Arena. Appels d'offres en 2010

Les élus communautaires ont voté, le 2octobre, la cession des terrains dévolus à la construction d'une salle de spectacle de 15.000 places.

Le projet Grand Arena est ainsi un véritable bol d'oxygène pour les Girondins qui attendent depuis si longtemps une véritable salle de spectacle. Annoncé pour la fin de l'année 2012, Grand Arena offrira une capacité de 15 000 places et une moyenne de 200 jours de spectacles par an...vivement 2012 !

L'idée est de faire de cette zone un véritable quartier et d'y construire de nombreux logements, des commerces, des écoles, tout en conservant l'activité économique existante, et d'en développer de nouvelles notamment autour du nautisme. L'école d'architecture pourrait également s'y installer et très probablement le futur centre culturel du vin.

Après négociations et arbitrages politiques, le prix de cession des terrains qui doivent accueillir l'Arena a été fixé à 8M€. Le Conseil de communauté a voté le 2octobre ce montant qui permet le lancement de l'enquête publique. Montecristo Developpement, filiale de Rabo Real Estate Group, lancera lors du premier semestre 2010 les appels d'offres pour le chantier. Les travaux devraient durer 2 ans et s'achever début 2012.

Le cabinet bordelais Lanoire et Courrian a été désigné comme architecte. Le projet prévoit la construction d'une salle de spectacle modulable de 3.000 à 15.000 places ainsi qu'un espace commercial de 29.500m² (20.000m² d'équipement de la maison, 8.000m² dévolus au sport, à la culture et aux loisirs et 1.500m² pour les commerces de proximité), enfin 3.100m² seront dédiés à la restauration.

Grand vainqueur d'une longue bataille face au projet du Zenith dans la zone de Bordeaux Lac, Grand Arena est un complexe situé en bord de Garonne à Floirac qui regroupera une salle de spectacle ainsi qu'un centre commercial HQE de prêt de 30 000 M2. Limoges, Toulouse ou encore Pau sont déjà équipés depuis bien longtemps d'un Zenith, il était donc temps pour la ville de Bordeaux qui se contente à ce jour de la pathétique patinoire de Mériadeck de s'équiper d'une salle digne de ce nom.

gaSite officiel: www.grand-arena.fr

BORDEAUX/EUFA 2016:A quoi ressemblera le grand stade de Bordeaux ?

Photo:Stade Chaban-Delmas en 2010 

Avec la désignation par l'UEFA de la France comme pays organisateur de l'Euro 2016, le projet de grand stade à Bordeaux vient de faire un bon en avant.Puisque que Bordeaux fait partie de la liste des douze villes qui accueilleront les matchs de l'Euro 2016, voyons à quoi devrait ressembler le grand stade qui suscite bien des discussions depuis un bon moment.

1. Les caractéristiques

Selon le dossier UEFA, le grand stade de Bordeaux  devrait avoir une capacité de 42 566 places et être livré en 2014. L'image qui a été produite pour donner une idée de ce à quoi il devrait ressembler est de tellement mauvaise qualité, qu'il est impossible d'en connaître l'aspect réel pour le moment.

Ce stade devrait accueillir les matches de poule mais aussi les quarts ou demi-finales.

2. Qui paie quoi ?

L'UEFA  estime le coup de ce nouveau stade à 200 millions d'euros tandis que la ville de Bordeaux annonce 165 millions. Pour l'heure, Nicolas de Tavernost s'est engagé à ce que M6 et les Girondins de Bordeaux en paient la moitié tant que cela n'excède pas les 100 millions.

Alain Rousset a annoncé la participation de la région Aquitaine à hauteur de 15 millions d'euros. Idem pour la CUB et pour la ville. Le Conseil Général a toujours dit qu'il ne participerait pas au financement du stade, mais l'Etat a annoncé une participation de 20 millions d'euros, ce qui devrait achever de boucler le budget, si l'on s'en tient aux 165 millions annoncés par Alain Juppé.

3. Les candidats à la construction

Maquette du Stade Chaban-Delmas 2012.

La construction se fera par un groupement public-privé.

Vinci construction, qui construira le pont Bacalan-Bastide à Bordeaux, et le groupe girondin Fayat, leader français de la charpente metallique, se sont positionnés en tant que candidats. Les deux entreprises feront équipe avec les architectes Herzog et De Meuron, signataires du stade olympique de Pekin et de l'Arena de Munich. Sont aussi candidats, les groupes Eiffage, Bouygues et Domofrance.

Lien:La liste des stades où se jouera l’Euro 2016 en France

Rocade. À quand une circulation sur 2X3 voies?

Les travaux de mise à 2X3voies de la rocade viennent de débuter. Ils concerneront la section comprise entre les échangeurs 10 et 15 et dureront au moins 5ans. Pour le reste, le dossier en est à ses débuts.

Trois voies de circulation dans chaque sens sur la rocade. C'est la situation que devraient connaître les Bordelais en 2030. Le chantier de l'échangeur 12 (Saint-Jean-d'Illac) a déjà débuté et doit aboutir dans un an à la construction d'un second pont au-dessus de la rocade. Ensuite commenceront les travaux pour construire une voie supplémentaire entre les échangeurs 10 (Mérignac-centre) et 15 (A63). L'aménagement complet de la section est prévu pour 2014 ou 2015. L'investissement représente 170M€. Pour la section qui va de l'échangeur 4 (Bordeaux-Nord) à 10, les études préalables à la déclaration d'utilité publique pour la mise à 2X3 voies débutent cet automne. L'enquête publique est prévue au premier semestre 2012. Restera ensuite à trouver les financements, estimés à 210M€...

Parc aux Angéliques. 50ha de verdure qui bordent la Garonne

Un parc de 50ha verra le jour d'ici à 2030 le long de la Garonne sur la rive droite. Situé entre les deux futurs ponts, cet espace accueille encore pour l'instant plusieurs entreprises. À l'expiration de leurs baux échelonnés jusqu'en 2025, la ville, qui gère désormais cette zone, ne renouvellera pas les autorisations d'occupations temporaires. Le paysagiste Michel Desvigne réalisera des pépinières qui seront éclaircies au fur et à mesure de la libération des terrains. Le parc a déjà pris ses droits face à Coeur de Bastide et doit s'agrandir prochainement vers le Nord.

Bordeaux Nord. 200ha à vocation économique

Si aucun projet ni aucune étude n'ont été lancés sur la zone de Bordeaux Nord, ce site d'intérêt métropolitain changera de visage à l'horizon 2030. «Le quartier devrait conserver sa vocation économique, indique Stéphane Caze, urbaniste à la mairie de Bordeaux. Une telle emprise foncière, de 200ha, se transformera nécessairement en territoire d'accueil d'ici à quelques années».

Urbanisme. Six quartiers à réhabiliter

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-Bâche trompe l’oeil sur une façade en chantier/Bordeaux-Bastide/Photo Marion.B/On pourrait s’y tromper ! 

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JDE | Édition Gironde 33 | 6 novembre 2009

Plus sur:

http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/33/actualite/fait-du-mois/bordeaux-2030-une-ville-europeenne-et-durable-06-11-2009-80260.php

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Acteur majeur de la revitalisation du centre historique de Bordeaux, InCité gère les volets habitat et commerce de proximité depuis 2002, à travers différentes missions :

  • lutter contre le mal logement, prévenir et traiter la dégradation des copropriétés en difficulté
  • renforcer la diversité résidentielle en produisant des logements adaptés aux familles, en soutenant l’accession à la propriété et le logement social public et privé (30% obligatoires dans tout programme de logement privé)
  • améliorer la qualité de vie et le confort résidentiel des habitants dans un patrimoine préservé
  • permettre à tous les ménages concernés par son action de demeurer dans le centre ancien s’ils le souhaitent.

Inciter, encadrer et accompagner les propriétaires et parfois déclencher des travaux déclarés d’utilité publique, sont les moyens d’action d'InCité, qui lui ont permis de réhabiliter ou faire réhabiliter 1 560 logements à ce jour. Elle offre également un accompagnement personnalisé aux ménages devant être relogés dans le cadre des rénovations d’immeubles dont InCité est propriétaire ou dont les travaux ont été déclarés d’utilité publique.

Partenaire de la Ville dans la lutte contre l'insalubrité, son action a permis de sortir de cet état une centaine de logements et d'assurer le relogement d'environ 60 ménages qui y habitaient.

Créée en 1957 (sous le nom de Société Bordelaise d’Urbanisme et de Construction (Sbuc)), InCité est un opérateur historique de la ville dans le domaine du logement. Elle gère aujourd’hui 1 755 logements sociaux et intermédiaires et a pour objectif d’en construire une cinquantaine chaque année. En parallèle, elle mène des missions d’aménagement pour les communes de Sainte-Eulalie et La Réole.

voir aussi: Le site d'InCité

A lire également:

23 juin 2010

ENVIRONNEMENT: Alain Juppé lance à Bordeaux un nouvel outil de requalification des quartiers (PNRQAD)


Vidéo reportage:Signature du Protocole PNRQAD à Bordeaux

"Vingt-cinq villes et une quarantaine de projets ont été retenus par l'Etat pour ce programme de 380 millions d'euros. Bordeaux va recevoir ainsi une enveloppe de 19,1 millions d'euros pour requalifier un quartier ancien du centre-ville", a affirmé le maire de la ville, Alain Juppé .

Blogo_ville La convention sur l'habitat dégradé a été signée hier avec l'État (PNRQAD)*

"Lors de mon tour de France pour le logement, j'ai été particulièrement marqué par la métamorphose de Bordeaux et son formidable potentiel. Le PNRQAD est un encouragement à poursuivre les actions déjà menées dans certains quartiers du centre historique", a déclaré ce matin, Benoist Apparu, lors de la présentation des dossiers lauréats,le 08 Novembre 2009.

Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, a signé jeudi à Bordeaux la première convention du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), premier des 40 projets retenus par le gouvernement pour lutter contre la dégradation des quartiers urbains.

"Face à la dégradation de certains quartiers anciens, il faut un projet global", a estimé Benoist Apparu, évoquant un programme permettant d'agir à la fois sur "le logement, l'activité économique et les espaces publics".


Elaboré dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le PNRQAD été instauré par la loi du 25 mars 2009 dite "de mobilisation pour le logement et de lutte contre l'exclusion".

En réponse à un collectif de 31 associations, dont la Fondation Abbé-Pierre, Emmaüs et France Terre d'Asile, qui avait demandé mercredi au gouvernement de relancer la politique du logement en faveur des sans-abri et des mal-logés, Benoist Apparu a estimé que ce programme constituait "un premier élément".

"Quand on fait ainsi de la résorption de l'habitat insalubre, on participe à la prévention de la +mise à la rue+", a-t-il déclaré. Il a également évoqué "une reprise en main par l'Etat" du secteur de l'urgence sociale notamment en en améliorant "la cohérence".

En marge de la signature du PNRQAD qui se tenait à Bordeaux dans le cadre de la journée nationale de lutte contre l'habitat indigne, une cinquantaine de personnes représentant différents organismes de l'urgence sociale, dont le Samu social 33, ont protesté contre "la diminution de (leurs) moyens", brandissant une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Budget Apparu, budget disparu".
Requalification des quartiers anciens

PNRQAD*:http://www.anah.fr/laction-territoriale/les-dispositifs-programmes/le-pnrqad/

19 millions sont apparus dans la besace de Benoist

al30En visite rue Carpenteyre, où le programme va être lancé bientôt. photo thierry david

« On va aller vite pour boucler le tout d'ici quatre ou cinq ans », promet Alain Juppé, qui tient à ajouter que l'opération est menée en association avec la CUB…

Alors, combien ? Alain Juppé a beau entretenir les meilleures relations du monde avec Benoist Apparu, il feint jusqu'au bout d'ignorer le montant de la participation de l'État au Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) signé hier avec le secrétaire d'État au logement.

La ville avait souhaité 24 millions pour cette opération qui concerne Saint-Éloi, Saint-Michel, Sainte-Croix jusqu'aux cours de la Somme et de l'Yser et même un petit bout de la rive droite. Finalement, ce sera 19,1 millions, apportés par l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), l'Anah (Agence nationale de l'amélioration de l'habitat) et l'Aide à la pierre.

Si l'on y ajoute le dispositif de défiscalisation de la loi Malraux et les crédits Fisac à l'artisanat et au commerce, on n'est plus si loin de la somme demandée.

Blogo_ville 900 logements...

« Sur les 25 projets que nous allons soutenir financièrement, plus de 15 le seront au titre de l'ingénierie. Bordeaux sera la deuxième ville la mieux financée sur un total de 380 millions », soutient Benoist Apparu, qui a donc profité de la Journée nationale de lutte contre l'habitat indigne, et du colloque afférent qui se tenait au TNBA, pour signer la première convention de la série.

Sur le périmètre bordelais, 900 logements seront ainsi construits ou réhabilités. Soit 450 logements privés, 145 chambres dans des pensions de famille et 300 logements sociaux publics. Encore faut-il avoir la maîtrise du foncier. Ce qui est déjà le cas pour l'îlot de la rue Carpenteyre, compris entre les n° 39 et 49, acquis par InCité. 40 logements devraient voir le jour dans cet entrelacs de très vieux appartements qui donnent sur des cours minuscules ou des couloirs sans fin. La réhabilitation du petit théâtre La Lucarne fait partie du lot.

Justement, le PNRQAD n'est pas qu'un outil pour rénover des logements pourris. Pour que les habitants reviennent, il doit également permettre de revitaliser les quartiers concernés en (ré) installant, par exemple, des commerces dans les rez-de-chaussée reconquis. Y'a du boulot !Le 17 juin Alain Juppé, Benoist Apparu, secrétaire d’Etat chargé du logement et de l’urbanisme, présent à Bordeaux dans le cadre de la Journée nationale de lutte contre l’habitat indigne et Dominique Braye, président de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat), signent un protocole d’accord faisant de Bordeaux l’une des villes pilotes du programme national de Requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD).

Le PNRQAD est un cadre novateur pour développer un nouveau mode d’intervention et de gouvernance sur le centre ancien. La ville de Bordeaux souhaite, au travers de ce programme, mettre les habitants au cœur du projet et des réflexions sur l’évolution de leur quartier. Des aides spécifiques vont permettre en effet de développer des programmes portant sur la qualité de l’habitat, la sobriété énergétique sans oublier les dimensions économique, associative et culturelle.


Le projet bordelais, qui concerne essentiellement les quartiers situés entre le centre ville et la gare, a pour objectifs de :

1-redonner au cœur de ville une place centrale au sein de l’agglomération en termes d’accueil de population et d’activités économiques

2-maintenir la diversité fonctionnelle et sociale et offrir aux habitants un quartier adapté à leurs besoins et leurs ressources

3-mettre en valeur un patrimoine exceptionnel tout en permettant son adaptation aux enjeux énergétiques et aux modes d’habiter contemporains.

Acteur majeur de la revitalisation du centre historique de Bordeaux, InCité gère les volets habitat et commerce de proximité depuis 2002, à travers différentes missions :
  • lutter contre le mal logement, prévenir et traiter la dégradation des copropriétés en difficulté
  • renforcer la diversité résidentielle en produisant des logements adaptés aux familles, en soutenant l’accession à la propriété et le logement social public et privé (30% obligatoires dans tout programme de logement privé)
  • améliorer la qualité de vie et le confort résidentiel des habitants dans un patrimoine préservé
  • permettre à tous les ménages concernés par son action de demeurer dans le centre ancien s’ils le souhaitent.

Inciter, encadrer et accompagner les propriétaires et parfois déclencher des travaux déclarés d’utilité publique, sont les moyens d’action d'InCité, qui lui ont permis de réhabiliter ou faire réhabiliter 1 560 logements à ce jour. Elle offre également un accompagnement personnalisé aux ménages devant être relogés dans le cadre des rénovations d’immeubles dont InCité est propriétaire ou dont les travaux ont été déclarés d’utilité publique.

Partenaire de la Ville dans la lutte contre l'insalubrité, son action a permis de sortir de cet état une centaine de logements et d'assurer le relogement d'environ 60 ménages qui y habitaient.

Créée en 1957 (sous le nom de Société Bordelaise d’Urbanisme et de Construction (Sbuc)), InCité est un opérateur historique de la ville dans le domaine du logement. Elle gère aujourd’hui 1 755 logements sociaux et intermédiaires et a pour objectif d’en construire une cinquantaine chaque année. En parallèle, elle mène des missions d’aménagement pour les communes de Sainte-Eulalie et La Réole.

Voir aussi

Blogo_ville Un Exemple: Opération de rénovation urbaine de la Benauge

Le projet de renouvellement urbain de la Benauge s'inscrit dans la dynamique de développement de la Bastide. Ce quartier d'environ 3 000 habitants est à la fois au cœur de la rive droite et isolé.

Pour que la Benauge vive mieux, il faut l'ouvrir sur la ville en devenir mais il faut aussi diversifier les fonctions urbaines du quartier, remettre en état le patrimoine bâti qui est, pour une partie de la cité Blanche, dans un état inacceptable. Une opération de démolition-reconstruction est nécessaire pour offrir des logements sociaux de qualité et de nouveaux logements ouverts à l'accession ou à la location libre.

Cette recomposition urbaine est donc adossée à un programme de construction de 350 logements, à la réhabilitation de 220 logements et à la démolition de 260 logements dans la cité blanche, propriété de la SA Coligny.
La rénovation du quartier est soutenue par le futur passage d’un TCSP empruntant le pont Bacalan-Bastide, rejoignant le bas Floirac puis le futur pont JJ Bosc. Une meilleure lisibilité en entrée de quartier dynamisera le pôle commercial.

La première phase opérationnelle permet la réalisation, d’ici 2011, de 79 logements sociaux (59 logements pour Coligny et 20 logements pour Aquitanis). Elle sera réalisée le long de la rue du Petit Cardinal et du boulevard de l’Entre-Deux-Mers dans la frange nord du quartier.

1 million d’euros pour lancer la requalification du quartier


En juin 2009, à l’occasion des Journées d'échanges des acteurs de la rénovation urbaine organisées à Bordeaux par l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la politique de la ville, a annoncé un versement de 1 million d’euros pour lancer la requalification du quartier de la Benauge.
Ces journées ont permis de mobiliser l’ensemble des acteurs : les élus et leurs équipes projet, les services de l’Etat, les bailleurs sociaux, les professionnels, les partenaires financier et d’actions, les associations d’habitants.

Concertation avec les habitants


Saluant cette bonne nouvelle, Alain Juppé a annoncer le lancement de la concertation avec les habitants et la candidature de la Ville au programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). Ce programme, initié par l'État avec la participation de l'ANAH et de l'ANRU, pemet d'allier restauration du patrimoine et maîtrise des dépenses énergétiques, au bénéfice des familles les plus modestes.

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18 juin 2010

FRANCE/18JUIN 2010: 70e Anniversaire de l"APPEL A LA RESISTANCE du Général de Gaulle

www.charles-de-gaulle.org

Préambule:

Il n'y a pas eu d'enregistrement (audio ou vidéo) de l'Appel du 18 juin 1940 contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent.

Voici le vrai texte de l'appel du 18 juin 1940 (source de l'Etat Major des Armées Françaises) rédigé avec précision par le Général de Gaulle lors de l'armistice. Ce texte de l'appel à la résistance est suivi de trois témoignages dont celui de Raymond Aubrac, grand résistant, puis de la liste de toute les actions commémoratives et culturelles liées à cet anniversaire, sur le territoire nationale comme à l'étranger...

L'APPEL DU 18 JUIN 1940:

Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite ...

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres

Texte de l'Appel du 22 JUIN 1940 A lire sur le site: www.charles-de-gaulle.org

Trésors d'archives - exposition virtuelle "Archives du 18 juin"

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70e anniversaire de l'Appel du 18 juin: TEMOIGNAGES...

Découvrez toute l'actualité du 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin

Site officiel du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin

Raymond Aubrac raconte ses souvenirs de l'appel du Général de Gaulle et de l'homme lui-même.

Emile Chaline avait 18 ans quel les Allemands sont entrés dans Paris, le 14 juin 1940. "Pour mon père, il n’était pas question que son fils accepte l’occupation du pays et le joug de l’ennemi. Il m’a dit : "Pars en Angleterre, fais ton devoir ". Et j’ai eu la chance de pouvoir embarquer sur le dernier bateau à quitter Brest, vers 8 heures du soir. Nous étions lors le 18 juin ". L’homme arrive à Londres le 19 juin. "Quelques jours plus tard, j’ai décidé de rallier le Général de Gaulle. Je me suis engagé dans les forces navales françaises libres qui venaient d’être créées à l’initiative de l’amiral Muselier". Emile Chaline se dit déçu notamment par l’attitude de nombreux soldats et officier qui, "par discipline ", ont décidé d’obéir au Maréchal Pétain et de jeter les armes.

Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, membre du Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Paris I-CNRS), interrogé par Antoine Perraud pour Mediapart, analyse l'appel du 18 juin.
Dans cette troisième partie, il évoque la fin du «grand récit national» en 1968 et la récupération aussi habile qu'inattendue de l'apanage du 18 juin par François Mitterrand...

logo_fondationPortail officiel "70e anniversaire de l'Appel du 18 juin"

Toute les actions commémoratives et culturelles liées à cet anniversaire, sur le territoire nationale comme à l'étranger.

Portail officiel du 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin

Exposition "1940-1945 « Une chevalerie  exceptionnelle », Romain Gary présente les Compagnons de la Libération"

du 16 juin au 14 juillet sur le parvis de l'Hôtel de VilleColloque "Les 18 Juin : combats et commémorations

Exposition : "Une chevalerie exceptionnnelle", Romain Gary présente les Compagnons de la Libération

22 et 23 juin 2010 à l'Assemblée nationale

Colloque : "Les 18 Juin : combats et commémoration"

Cérémonie internationale à Londres

18 juin 2010, déplacement du président de la République

Cérémonie officielle du 18 juin 2010 - déplacement du Président de la République à Londres

Exposition "Ici Londres... Dans les coulisses de la BBC"

à partir du 18 juin 2010, reconstitution fidèle du studio de la BBC au Mémorial Charles de Gaulle

Exposition : "Ici Londres... Dans les coulisses de la BBC" au Mémorial Charles de Gaulle

Mont-Valérien, hommage solennel à la France combattante

Grand spectacle son et lumière

18 juin 2010 dès 22h, illumination des Invalides en hommage à l'Appel du 18 juin et à la France libre

Spectacle son et lumière hommage à l'Appel du 18 juin et à la France Libre - illumination des Invalides

18 juin 2010 à partir de 17h, cérémonie traditionnel

Cérémonie

Trésors d'archives du général de Gaulle

Une exposition virtuelle sur les archives du 18 juin

Trésors d'archives - exposition virtuelle "Archives du 18 juin"

Radio France en direct de Londres le 18 juin

France Inter, France Info, France Musique et le Mouv’ réalisent leurs émissions depuis l’Institut français du Royaume-Uni, en direct et en public, de 5h à 23h

Radio France en direct de Londres le 18 juin

Application iPhone et iPad

Deux applications sur le général de Gaulle et la France libre

Application "De Londres à Paris, l'épopée du général de Gaulle (1940-1941)

L'AFFICHE DE LONDRES

L'affiche "à tous les Français" ayant suivi l'appel du 18 juin

Tirage anglais de l'affiche de l'Appel du 18 juin 1940, effectué par le bureau des FFI de Londres

L'affiche "A tous les français" placardée sur les murs de Londres à partir de juillet 1940 n'est pas l'affiche de l'appel du 18 juin (Tirage J.Weiner)

Longtemps, cette affiche a été confondue avec le texte de l'Appel du 18 juin. Il existe 3 tirages différents de l'affiche de Londres "A tous les français".

Voici les points communs des affiches des divers modèles :

  • Liseré tricolore encadrant l'affiche
  • 2 drapeaux croisés
  • Le texte :
    » "A TOUS LES FRANÇAIS" (caractères majuscules et gras)

    » "La France...n'a pas perdu la guerre !" (caractères italiques) "Des gouvernants de rencontre... Luttons tous pour la sauver !" (caractères minuscules)

    » "VIVE LA FRANCE !" (caractères majuscules et gras)
     
  • Signature manuscrite (en bas à droite : "Charles de Gaulle")
  • Plus bas, en caractères d'imprimerie : "GÉNÉRAL DE GAULLE"

Le premier tirage de l'affiche "L'Appel aux armes" est dû à un modeste imprimeur artisan, Achille Olivier FALLEK, résidant au 24 Seawell Road.
Celui-ci se souvient avoir reçu le général de Gaulle un soir de juin 1940 :
"les deux coudes appuyés sur le marbre, il a relu son texte avec une extraordinaire attention. Il a demandé qu'on force un peu les caractères du titre. Il avait l'air si grave et en même temps si calme..." Tirée a 1 000 exemplaires, l'affiche a été placardée à partir du 3 août 1940 ; l'affichage est signalé dans le Times du 5 août.

Le deuxième tirage est dû à l'imprimeur J. Weiner Ldt - London WC1. Tirée à 10 000 exemplaires, elle comporte exactement les mêmes caractéristiques typographiques que la première affiche de Fallek :

  • le "d" de servitude est remplacé par un "p" renversé
  • le "d" de servitude est décalé en hauteur
  • le "e" de péril ne comporte pas d'accent
  • l'encadrement tricolore est de type anglais - bleu à l'extérieur, rouge à l'intérieur Un exemplaire de cette affiche a été adjugé à Drouot 112 649 F le 18 juin 1986.

Le troisième tirage de l'affiche porte : "Imprimé en Grande-Bretagne par Harrison & Sons LDT".
Les formats de ces trois tirages se situent entre 750 à 790 x 497 à 518. La traduction en anglais en bas à gauche figure sur les trois exemplaires.

Il existe de nombreuses autres versions (tirages en Afrique, en Amérique du Sud, en France), mais elles ne doivent pas être confondues avec l'original, notamment celle qui comporte le texte en français seul et en bas à gauche la date 18 juin 1940 qui fut imprimée à partir de septembre 1944. Le tirage anglais du bureau des FFI à Londres a les couleurs anglaises (bleu extérieur, rouge intérieur); le tirage français a le rouge extérieur et le bleu intérieur.

Le 17 juin 2005, l'affiche "A tous les Français" a été inscrit par l'Unesco au Registre Mémoire du Monde.

Rédigé par Catherine Trouiller

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11 juin 2010

MONDE: "DISSUASION SANS NUCLEAIRE" le rêve d'Alain Juppé...

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Alain Juppé : "Ne doit-on pas rêver d'un monde sans arme nucléaire ?"

Par Jean Guisnel pour Le Point

Dans un entretien publié dans la dernière livraison de Défense , revue de l' IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale) , l'ancien Premier ministre et présidentiable Alain Juppé revient longuement sur le texte retentissant qu'il avait cosigné dans Le Monde daté du 14 octobre 2009 avec l'ancien Premier ministre Michel Rocard, l'ancien ministre de la Défense Alain Richard et l'ancien chef du cabinet militaire de Michel Rocard puis de Jacques Chirac à Matignon, le général Bernard Norlain. Dans ce document, les signataires appelaient la France à "réexaminer le rôle" de l'armement nucléaire et à rejoindre les tenants d'un monde débarrassé de l'arme nucléaire. Dans ce nouveau texte, Alain Juppé "persiste et signe", et réitère son choix de "rêver d'un monde sans arme nucléaire", quand bien même "cela paraît aujourd'hui utopique".

L'ancien Premier ministre conteste la pertinence d'un désarmement unilatéral de la France, arguant que ce choix "à lui seul et en lui-même n'est pas porteur d'un arrêt de la prolifération". "Il faut l'accompagner d'une réactivation du régime de non-prolifération à travers un système de transparence et de nouveaux engagements internationaux."

Sur les réticences de Nicolas Sarkozy à s'engager dans de nouvelles réductions de l'arsenal français, Alain Juppé observe tout d'abord que notre pays a réduit sa capacité de frappe à 300 têtes nucléaires, "c'est-à-dire environ la moitié de la capacité maximum atteinte dans la période de la guerre froide".

Mais il paraît regretter qu'il y ait "toujours de la part de la France, à tort ou à raison, cette méfiance de se laisser embarquer dans un processus où elle pourrait être le bouc émissaire". Alain Juppé insiste pourtant sur la menace que feraient peser "d'éventuels missiles balistiques iraniens emportant des têtes nucléaires", et sur la pertinence de la dissuasion pour y faire face : "Tant que cette menace subsistera, il n'est pas temps d'aller plus loin dans le démantèlement de notre capacité de dissuasion."

L'ancien Premier ministre insiste à plusieurs reprises sur le fait que la réduction ne pourrait se faire que "le moment venu", autre manière de dire que ce n'est pas demain la veille. Sa contribution présente donc l'intérêt principal d'intervenir sur un terrain où le débat est anesthésié par la prééminence du chef de l'État dans la politique de dissuasion nucléaire.

On note par ailleurs qu'Alain Juppé qualifie la situation en Afghanistan de "bourbier terrible", observant : "Partir ou rester, dans les deux cas, c'est l'impasse." Il se prononce enfin contre la participation de la France au développement du bouclier antimissile américain, lequel, "en premier lieu, se heurte de la part de la France et des pays européens à une impossibilité budgétaire", non sans être contradictoire, estime-t-il, avec l'actuelle politique de dissuasion et avec la volonté de disposer d'outils stratégiques autonomes et indépendants des États-Unis.

article avec www.lepoint.fr

6 juin 2010

JOURNEE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT

No Comment Vidéo: Extraits du film Home de Yann Arthus Bertrand

Le mot d'Alain Juppé:

AJ2"L'enjeu écologique est évident : où trouverons-nous les 23% d’énergies renouvelables que nous nous sommes engagés à produire d’ici 2020 si nous ne jouons pas sur toute la gamme (y compris l’énergie des courants et des marées qui peut mettre en mouvement des turbines hydroliennes)?"  Alain Juppé, Maire de Bordeaux

Voir les Articles:

ENVIRONNEMENT:Alain Juppé et la loi Grenelle 2

ÉNERGIE RENOUVELABLE : Un projet d'hydroliennes pour Bordeaux...

Mairie de BordeauxBORDEAUX participe à 10:10 pour une réduction de 10% en Carbone de son empreinte énergétique en 2010.

Site 10:10: http://www.1010.fr/

10:10 - réduisons tous ensemble et simplement nos émissions de gaz a effet de serre !

10:10 est une campagne de mobilisation contre le réchauffement climatique lancée autour d’une idée simple : Chacun peut agir pour la planète. Et c’est facile. Chacun porte en lui une partie de la solution, quel que soit le résultat des négociations internationales.

10:10 invite toute personne, organisation et entreprise à réduire volontairement de 10% ses émissions de gaz à effet de serre dans une période de 12 mois débutant en 2010.

10:10 est une campagne fédératrice, apolitique, positive et très ambitieuse. Notre objectif est de montrer qu’en agissant tous ensemble, dès aujourd’hui, de manière simultanée, nous avons le pouvoir de changer les choses.

Nous nous engageons à réduire l'empreinte énergétique ...Et vous...? Plus d' informations sur: www.1010.fr

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31 mai 2010

POLITIQUE: "C'est une énorme bévue..." Alain Juppé

Interview Vidéo: Alain Juppé condamne l'attaque de la flottille humanitaire pour Gaza. Il parle de la réforme des retraites et de l'analogie de Martine Aubry entre Bernard Madoff et le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy.

"Israël s'enferme aujourd'hui dans une position totalement extrémiste..." Alain Juppé

NDRL:Dix-neuf passagers ont été tués et 26 autres blessés lundi 31 mai lors de l'assaut donné par des commandos Israéliens contre une flottille humanitaire internationale qui se rendait à Gaza, selon la chaîne 10 de la télévision Israélienne. La déléguée générale de Palestine en France Hind Khoury, Bernard Kouchner "Condamnent fermement cette attaque..."Nicolas Sarkozy a également condamné l’attaque israélienne de la flottille et a convoqué l'Ambassadeur d'Israël en France.

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Par Rémi Duchemin

Publié le 31 Mai 2010 à 10h00 Mis à jour le 31 Mai 2010 à 12h02

"Le PS se trompe" Alain Juppé

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"Les choses sérieuses, ce sont par exemple la réforme des retraites."

Sur ce dossier aussi, Alain Juppé rejoint ses collègues de la majorité, notamment sur le report de l’âge légal du départ à la retraite, aujourd’hui à 60 ans. "Lorsque la durée de vie augmente, l’âge de départ à la retraite ne peut plus être un tabou", a déclaré le maire de Bordeaux, qui s’en est pris, là aussi, au Parti socialiste. "Quand le Parti socialiste nous explique qu’il faut augmenter les cotisations salariales et patronales, je crois qu’il se trompe."

L’ancien Premier ministre a développé : "augmenter les cotisations patronales, c’est dégrader la compétitivité de nos entreprises, alors qu’elle est soumise à rude épreuve. Augmenter les cotisations salariales, c’est réduire le pouvoir d’achat, alors que la situation est déjà très tendue de ce point de vue". Quant au référendum sur le sujet, appelé de ses voeux notamment par Ségolène Royal et Martine Aubry : "dans une réforme aussi compliquée, la discussion parlementaire est irremplaçable. Vouloir recourir à un référendum, c’est trouver une échappatoire pour éviter d’avoir à assumer ses responsabilités."

"L'Enorme Bévue" de Martine Aubry

"Si c’est une tactique, c’est gravissime. " Alain Juppé

Il demande à la socialiste de s’excuser de l’analogie entre Nicolas Sarkozy et Bernard Madoff.

"Il y a parfois dans la vie politique cette obsession des petites phrases pour faire parler de soi. C’est petit et ce n’est pas comme ça que nous réconcilierons les Français avec l’engagement politique. Nous avons tellement de choses à faire." Et l’ancien Premier ministre d’asséner : "Pour s’en sortir, je crois que madame Aubry devrait tout simplement présenter ses excuses et après on pourrait passer aux choses sérieuses."Alain Juppé

Comme ses collègues de la majorité, Alain Juppé s’est offusqué de ce qu’il considère comme une comparaison entre Nicolas Sarkozy et l’escroc américain Bernard Madoff, faite par Martine Aubry ce week-end. "C’est une énorme bévue et le visage le plus mesquin de la vie politique, alors que nous avons tant de défis à relever", a lancé le maire de Bordeaux lundi sur Europe 

Vidéo: La petite phrase de Martine Aubry

intégralité de l'interview d'Alain Juppé :

25 mai 2010

ÉNERGIE RENOUVELABLE : Un projet d'hydroliennes pour Bordeaux...

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Reportage Vidéo:Bordeaux au courant...

AJ2"L'enjeu écologique est évident : où trouverons-nous les 23% d’énergies renouvelables que nous nous sommes engagés à produire d’ici 2020 si nous ne jouons pas sur toute la gamme (y compris l’énergie des courants et des marées qui peut mettre en mouvement des turbines hydroliennes)?"  Alain Juppé, Maire de Bordeaux

Référence à l'Article:ENVIRONNEMENT:Alain Juppé et la loi Grenelle 2

Après les éoliennes, voici venu le temps des hydroliennes:

La ville de Bordeaux, qui emboîte le pas du Grenelle 2 sur l'environnement, compte bien utiliser le courant de la Garonne pour alimenter son éclairage public en installant des hydroliennes sous un pont pour produire jusqu'à 20 % d'électricité. Le projet est porté depuis 2008 par deux océanographes. « Nous espérons que quelques amendements du projet de loi du Grenelle 2 porteront, de près ou de loin, sur l'émergence des énergies renouvelables marines », a expliqué Marc Lafosse, dont le bureau d'études est à l'origine du projet.

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EXPLICATIONS:

Bordeaux, France - Deux océanographes planchent sur un projet visant à produire de l'électricité destinée à l'éclairage public de Bordeaux grâce à des hydroliennes implantées sous un pont enjambant la Garonne. 

Alors que la France accuse un retard en matière de déploiement de la filière hydrolienne, "nous espérons que quelques amendements du projet de loi du Grenelle II porteront, de près ou de loin, sur l'émergence des énergies renouvelables marines", explique Marc Lafosse, du bureau d'études "Énergie de la lune" à l'origine de ce projet.
La diminution de la largeur du fleuve au niveau du pont de pierre, induite par les quinze piliers qui soutiennent l’ouvrage, engendre un effet entonnoir où le courant de la Garonne s'accélère. En équipant dix des arches du pont, ce sont 5 gigawatts/heure annuels, soit l'équivalent d'environ 20% des besoins de l'éclairage public de la ville, qui pourraient être produits.

Comme l'explique Jérôme Cougoul, océanographe qui travaille sur ce projet avec Marc Lafosse depuis novembre 2008, l'énergie hydrolienne présente de nombreux avantages et notamment celui d'être "inépuisable et prédictible, la marée étant connue cent ans à l'avance". Et de rappeler que les hydroliennes, contrairement aux éoliennes, n'ont aucun impact paysager puisqu'elles sont installées sous l'eau et donc, ne se voient pas.
Le projet du bureau d'études "Énergie de la lune" vise à installer un site d'essais d'ici 2011. Ce site sera constitué de deux plates-formes sous-marines fixées sur le fond de la Garonne afin d'y accueillir deux hydroliennes. Suite à cette expérimentation, "les réponses obtenues permettront de lancer l'industrialisation de la filière" espère Marc Lafosse.

La filière hydrolienne, dont la technologie en est encore au stade expérimental, a aujourd'hui le vent en poupe mais la France est à la traîne par rapport à la Grande-Bretagne. La compagnie londonienne TidalStream a mis au point depuis 2006 un système d'hydrolienne adapté aux eaux profondes et aux courants marins rapides, pour la production d'électricité.

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Le pont de pierre à Bordeaux, crédit : Olivier Aumage

BORDEAUX/"Des hydroliennes vont pousser sur la Garonne":

« Nous nous sommes intéressés au potentiel de la Garonne », ajoute Marc Lafosse, ancien champion de France de natation qui connaît très bien ce fleuve pour y organiser chaque année sa traversée à la nage. Le raccordement au réseau électrique ne nécessitera pas de nombreux kilomètres de câblage offshore, très coûteux.

Vidéo:Expérimentation de la première hydrolienne en France en 2008, à Bénodet (Bretagne)

Pour beaucoup, l'enjeu écologique est indéniable. Le potentiel européen de l'énergie hydrolienne est, selon plusieurs études menées il y a quelques années axées sur ce projet d'envergure mondiale, à environ 12,5 GW qui pourraient produire 48 TWh annuels, ce qui représente la capacité de trois centrales électriques récentes. D'après EDF, la France posséderait la deuxième ressource européenne, soit 20 % du potentiel européen, répartis entre la Bretagne et le Cotentin.

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