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11 juin 2010

MONDE: "DISSUASION SANS NUCLEAIRE" le rêve d'Alain Juppé...

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Alain Juppé : "Ne doit-on pas rêver d'un monde sans arme nucléaire ?"

Par Jean Guisnel pour Le Point

Dans un entretien publié dans la dernière livraison de Défense , revue de l' IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale) , l'ancien Premier ministre et présidentiable Alain Juppé revient longuement sur le texte retentissant qu'il avait cosigné dans Le Monde daté du 14 octobre 2009 avec l'ancien Premier ministre Michel Rocard, l'ancien ministre de la Défense Alain Richard et l'ancien chef du cabinet militaire de Michel Rocard puis de Jacques Chirac à Matignon, le général Bernard Norlain. Dans ce document, les signataires appelaient la France à "réexaminer le rôle" de l'armement nucléaire et à rejoindre les tenants d'un monde débarrassé de l'arme nucléaire. Dans ce nouveau texte, Alain Juppé "persiste et signe", et réitère son choix de "rêver d'un monde sans arme nucléaire", quand bien même "cela paraît aujourd'hui utopique".

L'ancien Premier ministre conteste la pertinence d'un désarmement unilatéral de la France, arguant que ce choix "à lui seul et en lui-même n'est pas porteur d'un arrêt de la prolifération". "Il faut l'accompagner d'une réactivation du régime de non-prolifération à travers un système de transparence et de nouveaux engagements internationaux."

Sur les réticences de Nicolas Sarkozy à s'engager dans de nouvelles réductions de l'arsenal français, Alain Juppé observe tout d'abord que notre pays a réduit sa capacité de frappe à 300 têtes nucléaires, "c'est-à-dire environ la moitié de la capacité maximum atteinte dans la période de la guerre froide".

Mais il paraît regretter qu'il y ait "toujours de la part de la France, à tort ou à raison, cette méfiance de se laisser embarquer dans un processus où elle pourrait être le bouc émissaire". Alain Juppé insiste pourtant sur la menace que feraient peser "d'éventuels missiles balistiques iraniens emportant des têtes nucléaires", et sur la pertinence de la dissuasion pour y faire face : "Tant que cette menace subsistera, il n'est pas temps d'aller plus loin dans le démantèlement de notre capacité de dissuasion."

L'ancien Premier ministre insiste à plusieurs reprises sur le fait que la réduction ne pourrait se faire que "le moment venu", autre manière de dire que ce n'est pas demain la veille. Sa contribution présente donc l'intérêt principal d'intervenir sur un terrain où le débat est anesthésié par la prééminence du chef de l'État dans la politique de dissuasion nucléaire.

On note par ailleurs qu'Alain Juppé qualifie la situation en Afghanistan de "bourbier terrible", observant : "Partir ou rester, dans les deux cas, c'est l'impasse." Il se prononce enfin contre la participation de la France au développement du bouclier antimissile américain, lequel, "en premier lieu, se heurte de la part de la France et des pays européens à une impossibilité budgétaire", non sans être contradictoire, estime-t-il, avec l'actuelle politique de dissuasion et avec la volonté de disposer d'outils stratégiques autonomes et indépendants des États-Unis.

article avec www.lepoint.fr

Posté par JUPPE2010 à 09:24 - MONDE - Commentaires [0] - Permalien [#]
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